Le campaniste Laumaillé-Lussault œuvre sur la restauration de l'église Saint Laurent à Parthenay

Le campaniste Laumaillé-Lussault œuvre sur la restauration de l'église Saint Laurent à Parthenay

La flèche occidentale de l'église Saint-Laurent se déleste progressivement de l'échafaudage du chantier. Photo La Nouvelle République

Après des mois de travaux, le clocher de l’église commence à se libérer petit à petit de son échafaudage, qui devrait être démonté d’ici l’automne.

 Doucement mais sûrement, le clocher de l'église Saint-Laurent se déleste de son échafaudage géant. Depuis mi-juillet, les ouvriers de la Soporen s'affairent à démonter au fur et à mesure la structure métallique pour révéler, de nouveau, aux yeux des habitants, le sommet de l'édifice, dominé par son coq restauré. L'occasion est idéale pour constater le travail accompli lors de ce chantier de restauration hors norme, suivi de près par l'Architecte des bâtiments de France (ABF).

Une antenne-relais bientôt installée

Au dernier étage, la flèche occidentale a bien retrouvé une seconde jeunesse. « Les pierres ont été retaillées ou refaites. Tous les joints en acier ont été vérifiés et nettoyés par un produit, d'autant que certains étaient rouillés », détaille Yvan Chansault, responsable du secteur bâtiment à la Ville. Une chirurgie «bâtimentaire» visible depuis le chemin de ronde, où se trouve une cloche inactive. Ici, la structure est consolidée avec du plomb et les ouvertures sont protégées des oiseaux par des filets.
C'est dans cette partie du clocher qu'une antenne-relais sera, par ailleurs, installée par Orange d'ici décembre. « Nous avons constaté des difficultés de réseau en bas du quartier Saint-Jacques », rappelle Laurent Rouvreau. Travaillant de concert avec l'ABF et la Direction régionale des affaires culturelles, l'adjoint aux travaux précise que l'équipement « sera à l'intérieur de la flèche et pas visible de l'extérieur ».

Démontage complet en novembre

Quelques niveaux plus bas, l'équipe s'arrête devant l'horloge, qui ne tourne plus depuis le début des travaux. « Nous allons profiter de l'échafaudage pour repeindre les treize éléments en émail et les aiguilles », explique l'élu, ajoutant que l'opération sera réalisée par l'entreprise Lussault, basée à Tiffauges (Vendée), dont le nom est gravé dans le cadran. Quant aux vitraux, ils ont été restaurés et repositionnés à leur emplacement d'origine au printemps par l'entreprise Hembold, de Corps-Nuds (Ille-et-Vilaine).
Petit à petit, le clocher de Saint-Laurent retrouve ainsi son lustre d'antan. Mais il faudra patienter jusqu'à novembre pour voir disparaître l'échafaudage. Entre-temps, la deuxième phase du chantier, à l'intérieur de l'église, aura déjà commencé.

Source : La Nouvelle République.

Août 2017