Laumaillé-Lussault à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le clocher de la basilique est au complet

Laumaillé-Lussault à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le clocher de la basilique est au complet

À 45 m du sol, impressionnante maîtrise et dextérité pour une opération délicate consistant à amener le grand bourdon au sein de son emplacement, dans la ferme du beffroi. Photo Ouest France

Le public était au rendez-vous d’un moment d’histoire avec la remontée, après bénédiction, du grand bourdon au sein du clocher. La fin d’un chantier hors-norme.

L’urgence de travaux avait été détectée en 2015, au cours d’une analyse campanaire. Le clocher devait être rénové et le bourdon a dû effectuer un voyage en Allemagne, pour y être réparé. Ce lundi 10 avril, il a retrouvé sa place. Avec la remontée du grand bourdon au sein de la cloche (2 194 kg et 1,54 m de diamètre), c’est une page de l’histoire communale qui s’est écrite.

« Ce chantier, dans sa globalité, est marqué des symboles, d’unité et de solidarité, souligne Guy-Marie Maudet, maire. Il aura mobilisé dans un même élan, les collectivités, la paroisse, la basilique, la famille montfortaine (Filles de la sagesse, Missionnaires montfortains, et Frères de Saint-Gabriel), ainsi que l’évêché. À cela s’ajoute la Fondation du patrimoine, fédérant nombre de particuliers donateurs, ainsi que le club Mécènes d’aujourd’hui pour le patrimoine de demain en Vendée. Sincère merci pour tous ces précieux soutiens. »

Un travail artisanal complexe, et à hauts risques, que le conseil municipal a confié à l’entreprise vendéenne experte en la matière, Laumaillé-Lussault, de Tiffauges. Avec savoir-faire et passion, les maîtres campanistes vont œuvrer en atelier, ainsi qu’à 45 et 70 m du sol, durant de longs mois et par tous les temps, à la sauvegarde de ce clocher et de ses airains.

Les travaux ont concerné la mise en sécurité de l’ensemble des planchers en chêne des quatre niveaux du clocher ; la mise en place de protection contre les volatiles à l’origine de la fragilité de l’édifice ; remplacement des vitrages brisés et de tous les abat-sons ; réfection complète comme à l’origine de la charpente du beffroi ; remise en état des cloches…

Source: Ouest France

Avril 2017