Bodet : Ding ! Dong ! Les cloches de la cathédrale affûtent leurs sonneries à Saint-Omer

Bodet : Ding ! Dong ! Les cloches de la cathédrale affûtent leurs sonneries à Saint-Omer

Elles sont désormais six à se côtoyer dans la chambre des cloches dans la tour de la cathédrale. Sans compter le carillon. Photo La Voix du Nord

Les cloches de la cathédrale se sont fait entendre jeudi en début d’après-midi. Surprenant ? Pas tout à fait. Les six géants de fonte et d’étain étaient en réglage en vue de la messe inaugurale de Pâques.

Elles ont été relogées dans leur chambre il y a quelques jours, perchées à plus de quarante mètres au-dessus du sol par une grande grue. Elles, ce sont Domitille, la petite dernière, Omer, le doyen (1686), Jeanne (1933), trois cloches bénies en février par Mgr Jaeger. Trois autres toujours en place ont été témoin de leur arrivée ou retour il y a quelques jours. En tout, ce sont 22 tonnes qui ont été hissées dans le beffroi. Vingt-deux tonnes… au repos. «  Car en mouvement, au plus fort de la volée, elles peuvent représenter 29 tonnes sur le bâti.  »

Prochain test le 12 avril

Pour veiller au bon montage de l’ensemble, un test grandeur nature sera opéré le 12 avril par les techniciens d’Asselin, entreprise spécialisée des Deux-Sèvres qui a monté la structure qui supporte tout ce métal suspendu. Un Meccano de bois renouvelé à 60 % après avoir fait rentrer en février 29 tonnes de chêne dans la tour.

Ce jeudi, ce sont les techniciens de Bodet Campaniste (Maine-et-Loire), arrivés il y a trois semaines, qui étaient à l’œuvre. Entre deux volées de carillon marquant tous les quarts d’heure de la journée, les réglages des cloches en réseau ont été peaufinés pour que tout fonctionne comme il faut d’ici la messe de Pâques. Ce dimanche-là, chacune se fera entendre tour à tour à l’appel de son nom.

Inutile de vous annoncer que la bonne vieille corde qui emporte le curé à chaque volée n’est plus d’actualité. À la cathédrale, l’ère est au wi-fi aussi : «  Il y a deux récepteurs qui permettent de tout commander d’en bas, explique Luc, qui peaufine l’électrification du système. Et puis on règle de façon spécifique chaque moteur (un par cloche, sauf le bourdon, 5 tonnes, qui en compte deux). » 

Source: La Voix du Nord

Mars 2017