Fonderie Cornille Havard : Près de Rennes, les trois cloches de la future église ont été bénies

Fonderie Cornille Havard : Près de Rennes, les trois cloches de la future église ont été bénies

Un heureux événement paroissial pour les fidèles de Saint-Jacques-de-la-Lande. Photo Ouest France


Le fondeur-campaniste Cornille Havard fourni trois nouveaux airains pour le commune de Saint Jacques de la Lande, à côté de Rennes.

Samedi soir, à l’église Notre-Dame, au bourg de Saint-Jacques-de-la-Lande, une commune au sud de Rennes, Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes, a béni les cloches de l’Anastasis, l’église en construction dans le nouveau quartier.

En cette « célébration de l’Annonciation du Seigneur », la jeune paroisse Saint-Jacques vit, ce samedi soir, « un heureux événement », assure un membre de l’équipe paroissiale qui accueille Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo.

Avant la consécration de la nouvelle église Anastasis, prévue en novembre prochain, l’évêque vient bénir les trois cloches, fondues fin février dans les ateliers de la fonderie historique Cornille-Havard, à Villedieu-les-Poêles, dans la Manche.

Cette nouvelle église sera « la première construite en Bretagne au XXIe siècle ».

« Là où sont les gens »

Au côté du père Joseph Lecoq, curé de la paroisse, Mgr d’Ornellas assure que « c’est fini, le temps où les gens venaient à l’église ». Aujourd’hui, comme le souhaite le Pape François, « l’Église va là où sont les gens », dans leur quartier. « Au milieu des hommes et des femmes », croyants ou pas.

« Pourquoi des cloches ?,interroge l’évêque. Pour annoncer que Dieu vient au milieu de nous, pour annoncer le mystère de Dieu qui se réalise dans le secret de nos existences. »

Jacques, François et Thérèse

Ces trois cloches ont chacune un prénom.

L’une a été baptisée Jacques (sa note est Sol) « en l’honneur du Saint Patron de la paroisse », explique le père Joseph Lecoq. En hommage à Mgr Jacques Jullien (archevêque de Rennes de 1985 à 1998) est également gravé le titre du dernier de ses livres : « Trop petit pour Ta grâce ».

Une autre cloche (sa note est Si) porte le prénom de François, en hommage à Mgr François Saint-Macary, archevêque de Rennes décédé il y a tout juste dix ans, qui « décida de l’achat du terrain pour construire la future église ».

Sur la troisième, qui s’appelle Thérèse (sa note est Ré), sont gravés ces mots de Sainte-Thérèse de Lisieux : « Ma folie à moi, c’est d’espérer ! »

Des parrains et des marraines

Ses trois cloches ont « des parrains et des marraines ». Il s’agit d’Hoëla, une petite fille de deux ans ; de Nolan, un garçon de neuf ans ; de Sanjana, une fillette de neuf ans ; de Marcel, le sacristain ; de Geneviève, responsable du catéchuménat, et de Jean-Paul, responsable du comité des cloches.

Source: Ouest France

Mars 2017