Laumaillé-Lussault : Béni soit le coq restauré de l'église Saint-Laurent de Parthenay

Laumaillé-Lussault : Béni soit le coq restauré de l'église Saint-Laurent de Parthenay

François Jeanneau, architecte en chef des Monuments historiques, et les artisans du chantier de restauration de l'église ont posé devant le coq béni. Photo La Nouvelle République

Le campaniste Lussault-Laumaillé œuvre à l'église de PARTHENAY avec l'architecte ACMH Monsieur Jeanneau après avoir préparé le coq, et la protection foudre de l'édifice

Après quatre mois de restauration, le coq du clocher de Saint-Laurent a été béni jeudi. Une scène insolite qui précède son retour au sommet de la flèche.

Cocorico ! Le coq du clocher de l'église Saint-Laurent, en cours de restauration, faisait le beau, jeudi après-midi, au pied de l'édifice. Et pour cause, plusieurs élus, dont Xavier Argenton, et fidèles de la paroisse Saint-Jacques en Gâtine ont assisté à sa bénédiction. Le père Gérard Mouchard s'est livré à cet exercice peu banal devant François Jeanneau, architecte en chef des Monuments historiques, et les artisans du chantier, pour qui la cérémonie représente une tradition.

Un ouvrage d'art fait de cuivre et de laiton

Auparavant, Mathias Coutant, gérant de l'entreprise de couverture et zinguerie Coutant, à Mauléon, est revenu sur le déroulé des travaux de refonte de l'oiseau métallique. Fragilisé en février 2014, après la chute d'une des pierres sommitales en raison d'intempéries, il a été inspecté, démonté de sa flèche et sous-traité auprès des ateliers de la Socra, à Périgueux (Dordogne), spécialisés dans la restauration et la conservation d'œuvres d'art. « Ils ont établi les plans de rétablissement et fait des propositions de remise en état », indique Mathias Coutant.
Pour cette opération, le coq a été micro-gommé par sablage. Tous les éléments ont ensuite été démontés, puis débosselés. Enfin, il a été entièrement rassemblé et remis en patine. Particularité de l'ouvrage de 10 kg, il est conçu à partir de deux matériaux, « les ailes, les pattes et la sphère en laiton, le corps en cuivre », détaille l'artisan. Une composition qui n'a pas échappé aux curieux venus admirer la sculpture, fixée sur une plaque en bois. Elle a d'ailleurs été présentée en même temps que le nouveau paratonnerre, conçu par la société Lusseault, basée à Tiffauges (Vendée).

Remis en place en fin de semaine prochaine

Ceux qui espéraient assister dans la foulée à la remontée du gallinacée au sommet du clocher, devront néanmoins patienter. « Nous avons quelques détails à régler, notamment la pierre sommitale qui aurait un problème d'étanchéité. Mais le coq devrait retrouver son emplacement d'origine en fin de semaine prochaine », assure Mathias Coutant. Deux Com- pagnons du devoir se chargeront de cette manœuvre délicate, mais qui représentera une étape symbolique dans la restauration de l'église, qui doit s'achever en 2019.

Source: La Nouvelle République

Mars 2017